Quelle série développement personnel va te scotcher au canap’ ?
Episode 7 – Édition spéciale « série développement personnel »
Salut ! Me revoilà ! Et cette fois, je te propose quelque chose d’un peu différent… quelque chose qui me tient vraiment à cœur.
Tu me connais : j’adore les polars nordiques, les thrillers qui t’empêchent de dormir et les comédies qui te font rire aux éclats. Mais depuis quelque temps, il y a une autre catégorie de séries qui prend de plus en plus de place dans mes soirées canapé-plaid. Celles qui, au lieu de simplement te divertir, te font réfléchir. Sur toi, sur tes choix et ta façon de vivre.
Tu vois ce que je veux dire ? Ce genre de série où tu poses la télécommande à la fin de l’épisode, et où tu restes quelques secondes le regard dans le vide en pensant : « Ça me parle, ça. » Et ça te fait des nœuds au cerveau.
Alors aujourd’hui, je te propose une sélection spéciale série développement personnel : 5 séries à regarder en ce moment, qui nourrissent autant l’esprit que l’âme. Prêt(e) ? Installe-toi confortablement, parce qu’on va aller chercher un peu plus loin que le simple binge-watching !
1. Fleabag : le monologue intérieur le plus honnête de la télévision
Si tu n’as pas encore regardé Fleabag, arrête tout. Je suis sérieuse. Pose cet article, ouvre Amazon Prime Video, et lance le premier épisode. Tu reviendras me lire après 😉
Créée et interprétée par la géniale Phoebe Waller-Bridge, cette série britannique suit une jeune femme londonienne (qu’on ne connaît que sous le surnom de Fleabag) qui traverse une période de vie particulièrement chaotique. Deuil, culpabilité, relations amoureuses catastrophiques, rapport complexe à sa famille… Et pourtant, elle nous raconte tout ça avec un humour mordant, une autodérision désarmante, et une honnêteté qui fait parfois mal.
Pourquoi c’est une série développement personnel déguisée ?
Ce qui rend Fleabag si unique, c’est le fameux « bris du quatrième mur » : Fleabag s’adresse directement à toi, le spectateur. Elle te confie ses pensées, ses doutes et ses petits mensonges à elle-même. Et là, quelque chose se passe : tu te reconnais. Tu te vois à travers elle : ses contradictions, ses fuites et ses moments de grâce.


Regarder Fleabag, c’est se retrouver face à une vérité inconfortable : on évite souvent de ressentir en se réfugiant dans l’humour ou l’action. La série le montre avec une précision chirurgicale et c’est exactement ce qui en fait un outil de développement personnel puissant, même emballé dans une comédie.
- Pour qui ? Ceux et celles qui ont du mal à accueillir leurs émotions, qui se réfugient dans l’humour pour ne pas avoir à ressentir. Et aussi… pour tout le monde, honnêtement.
- Disponible sur : Amazon Prime Video — 2 saisons courtes (6 épisodes chacune). Une soirée suffit. Et tu la remateras, crois-moi !
2. Sense8 : et si comprendre les autres était la clé pour se comprendre soi-même ?
Alors celle-là, je l’ai regardée d’une traite, et je ne suis pas sûre d’en être tout à fait ressortie. Sense8 est une série signée Lana et Lilly Wachowski (les créatrices de Matrix), et elle est… inclassable. Science-fiction, drame, action, romance : tout ça à la fois, et pourtant complètement cohérent.
Le point de départ : huit individus aux quatre coins du monde (Berlin, Nairobi, Mumbai, Mexico, Séoul, San Francisco, Chicago, Londres) se retrouvent soudainement connectés mentalement. Ils peuvent se voir, se parler, partager leurs compétences et leurs émotions en temps réel. Ils forment un cluster, on peut appeler ça une constellation humaine. C’est juste magique, emplie d’une créativité et d’une imagination folle.
Pourquoi Sense8 est l’une des série développement personnel hors normes ?
Ce qui m’a le plus frappée dans Sense8, c’est la façon dont la série explore l’empathie radicale comme superpouvoir. Pas l’empathie polie et distante. L’empathie totale : ressentir ce que l’autre ressent, voir le monde à travers ses yeux et mobiliser sa force quand on n’en a plus.
Chaque personnage porte une histoire et une blessure différente. Et c’est précisément leur diversité de culture, de genre, d’orientation, de peur, de désir qui les rend plus forts ensemble. Sense8 pose une question profonde : et si nos différences n’étaient pas des obstacles à surmonter, mais des ressources à partager ?


La série pousse aussi à réfléchir à l’authenticité : plusieurs personnages vivent dans le mensonge et leur connexion au cluster les force, peu à peu, à se révéler à eux-mêmes.
- Pour qui ? Ceux qui cherchent à développer leur empathie, ceux qui ont du mal à s’accepter pleinement, ceux qui aiment les séries qui brassent grand et qui ne ressemblent à rien d’autre.
- Disponible sur : Netflix — 2 saisons + un épisode final. Attention : la série a été annulée puis sauvée par les fans pour avoir une conclusion. Et cette conclusion vaut tout l’investissement émotionnel.
3. Sex Education : grandir, c’est apprendre à se connaître
Je sais, je sais, le titre fait sourire. Et pourtant, Sex Education est l’une des séries les plus intelligentes et les plus bienveillantes que j’aie regardées sur le thème de l’identité et de la connaissance de soi. Loin, très loin du simple « teen drama » qu’on pourrait imaginer.

La série suit Otis (Asa Butterfield), un lycéen timide dont la mère (Gillian Anderson) est sexothérapeute. Fort de ses connaissances théoriques glanées malgré lui à la maison, il se retrouve à donner des consultations improvisées à ses camarades. Autour de lui gravitent des personnages tous plus attachants les uns que les autres : Maeve, Eric, Jean, Adam, Aimee… Chacun portant ses propres questionnements et ses propres peurs.
Pourquoi Sex Education est une série développement personnel qui brise les tabous ?
Ce qui m’a touchée dans Sex Education, c’est que la série utilise la sexualité comme prisme pour aborder quelque chose de beaucoup plus universel : la difficulté de se comprendre soi-même, de s’accepter, et d’entrer en relation avec les autres de façon authentique.
Chaque épisode met en lumière un personnage différent aux prises avec une croyance limitante, une honte enfouie, une peur du regard des autres. Et la série leur offre, à chacun, un espace pour la regarder en face. Sans jugement et avec une douceur rare.


Il y a aussi un beau fil rouge sur la thérapie et la transmission : la mère d’Otis, Jean, est elle-même une femme complexe, qui a transmis à son fils autant d’outils que de blessures. La série questionne ce qu’on hérite, ce qu’on choisit de garder, et ce qu’on décide enfin de déposer.
- Pour qui ? Ceux qui ont des croyances limitantes liées au regard des autres, ceux qui explorent leur identité, et franchement pour tout le monde, parce que chaque personnage a quelque chose à offrir.
- Disponible sur : Netflix — 4 saisons. La distribution est exceptionnelle, l’humour est subtil, et l’émotion est toujours juste.
4. Maid : la résilience à l’état brut
Si tu cherches une série développement personnel qui ne prend pas de gants, qui ne te fait pas de cadeau, mais qui te laisse avec quelque chose de profond au fond de la poitrine… c’est Maid.
Adapté du livre-mémoire de Stephanie Land, la série suit Alex, une jeune femme qui fuit une relation toxique et violente avec sa fille de 3 ans dans les bras. Elle est sans argent, sans réseau, en somme sans ressources. On la suit se battre, à travers les méandres kafkaïens du système social américain, pour reconstruire sa vie et prendre soin de sa fille.
Pourquoi Maid est une vraie leçon de développement personnel ?
Maid parle de résilience dans sa forme la plus vraie. Je ne parle pas de la résilience version « développement personnel Instagram » avec des citations et de la lumière dorée. Je parle de la vraie, celle qui est sale et épuisante. Elle est très difficile mais elle avance quand même.

La série illustre aussi quelque chose d’essentiel : comment les croyances héritées de l’enfance influencent nos choix d’adultes. On grandit avec certaines idées de ce qu’on mérite, de ce qui est normal, de ce qu’on peut espérer. Et Maid montre avec une précision troublante comment ces schémas se répètent, parfois sans qu’on s’en rende compte. La relation d’Alex avec sa mère (jouée par la vraie mère de Margaret Qualley, Andie MacDowell) est l’un des fils rouges les plus émouvants de la série. Elle incarne à elle seule cette transmission invisible : ce qu’une femme brisée transmet à sa fille, et ce que cette fille choisit, un jour, de ne plus reproduire.
- Pour qui ? Ceux qui traversent une période de reconstruction, ceux qui ont du mal à se reconnaître comme méritant mieux, ceux qui veulent comprendre les mécanismes des relations toxiques.
- Disponible sur : Netflix — 1 saison de 10 épisodes. À avoir un paquet de mouchoirs à portée de main.
5. The Good Place : la philosophie comme art de vivre
Je termine cette sélection avec une pépite que j’aurais pu mettre en premier tellement elle me tient à cœur : The Good Place. Une comédie de l’absurde… qui cache en réalité un cours de philosophie morale parmi les plus accessibles jamais créés.
Le pitch : Eleanor Shellstrop (Kristen Bell) atterrit par erreur dans le Paradis (le Good Place) alors qu’elle était de son vivant une personne plutôt égoïste et peu admirable. Pour ne pas se faire renvoyer, elle demande à son voisin Chidi, philosophe de son état, de lui enseigner l’éthique. Spoiler : ça va beaucoup plus loin que ça.
Pourquoi The Good Place est une série développement personnel à part entière ?
Au fil des saisons, la série aborde avec une légèreté déconcertante des questions fondamentales : Peut-on vraiment changer ? Nos actions ont-elles un sens si personne ne les voit ? Qu’est-ce que ça signifie d’être une bonne personne dans un monde compliqué ?

Ce que j’aime profondément dans cette série, c’est qu’elle refuse la réponse facile. Elle dit que devenir meilleur est un processus, jamais un état définitif. Que l’effort compte et que les relations nous transforment. C’est drôle, brillant, et étonnamment émouvant.
- Pour qui ? Tout le monde, vraiment. Mais particulièrement ceux qui aiment réfléchir sans se prendre trop au sérieux, et ceux qui se posent des questions sur le sens de leurs actions.
- Disponible sur : Netflix — 4 saisons. La fin est une des plus belles que j’aie vues à la télévision. Point.
Alors, quelle sera ta prochaine série développement personnel ?
Voilà, c’était mon épisode 7 ! J’ai écrit un épisode un peu différent, un peu plus intime, et qui me ressemble dans ce que j’explore en ce moment. Tu le sais si tu me suis également sur Instagram.
Ce que j’aime avec une série développement personnel, c’est qu’elle prouve que le divertissement peut aussi être un espace de croissance. Qu’on peut s’asseoir sous son plaid avec une tasse de thé et repartir, 45 minutes plus tard, avec une question qui va travailler en nous pendant des jours.
Pour t’aider à choisir :
- Fleabag si tu as besoin d’un miroir tendu avec humour ;
- Sense8 si tu veux explorer l’empathie et l’acceptation de soi à travers le monde ;
- Sex Education si tu cherches à comprendre tes croyances et ton rapport aux autres ;
- Maid si tu as besoin d’un shoot de courage et de résilience ;
- The Good Place si tu veux rire en réfléchissant au sens de tout ça.
Et toi ? Est-ce que tu regardes (ou as regardé) l’une de ces séries ? Est-ce qu’une d’elles t’a particulièrement parlé, transformé(e), voire même bousculé(e) ? Avoue, tu en as parlé des heures avec qui voudrait bien t’écouter. 😊
Dis-moi tout en commentaires, je suis vraiment curieuse de savoir laquelle de ces pépites va résonner chez toi.
Si tu n’es pas dans ce mood, je te propose la lecture de mon top 3 des séries à regarder du mois d’avril, épisode 6. Dans cet épisode, je parle de Harry Hole, des Lionnes et du film « Peaky Blinders », L’Immortel.
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4 commentaires
Joëlle Nardini
Coucou 👋
Cool une série sur Prime 😉 Fleabag est notée dans mes tablettes, d’autant qu’il n’y a que 2 saisons 😊
Bisous 😘
Leslie
Coucou Joëlle ! Oui j’ai parlé d’une série sur une plateforme autre que Netflix. Et sincèrement, celle-ci est géniale. Je pense que tu vas adorer. Tu m’en diras des nouvelles après ton visionnage. Je t’embrasse.
Leslie TK
Hello, ceci est un test commentaire 😉
Leslie
Coucou, ça fonctionne !