Voyage

Nos galères en camping-car !

Voyager en camping-car est une aventure exaltante ! Tout semble simple : un plein de gasoil, des paysages superbes et la route offre la belle vie. Mais, comme tout grand périple, derrière les cartes postales et les couchers de soleil, il y a aussi les galères techniques qui mettent les nerfs à rude épreuve. Entre panneaux solaires capricieux, chauffage en panne, vidanges inattendues et réparations de fortune, nous avons appris que l’aventure, c’est aussi savoir relativiser, réfléchir aux solutions et, ensuite, rire de ces galères en camping-car… Ou pas ! 

Sous le soleil… Ou presque ! 

En Espagne, après quelques semaines de voyage, on s’aperçoit que nos panneaux solaires ne prennent plus la charge. Le problème ne pouvait pas venir des panneaux, car nous les avions fait remplacer avant notre départ (la toute première des galères en camping-car). Avant le départ, nous avions pourtant bien vérifié. Bref… Après investigation et réflexion, c’est le MPPT (Maximum Power Point Tracking), un petit boîtier qui régule la charge, qui semble défectueux. Il faut le changer, mais comment se procurer cet appareil ? Pas de magasins dédiés à ça dans les environs et pas de possibilité de livraison. Par chance, mes parents nous rejoignent sur notre itinéraire dans moins de 3 semaines. On achète le boîtier, livraison chez eux, et ils nous l’apporteront. C’est à Séville que nous retrouvons mes parents et le fameux boîtier. Une matinée de bricolage, de tests et victoire ! Ça fonctionne ! 

Au cœur des fjords norvégiens, le chauffage nous lâche !

Nous sommes maintenant en juillet, et c’est à cette période que le voyage est à son apogée. On maîtrise la route et la logistique du camping-car. Avec une routine qui fonctionne, on profite enfin à fond, on est au cœur de notre aventure. Et cerise sur le gâteau, on découvre les incroyables terres norvégiennes. Après la découverte du fjord Geiranger, on se pose pour la nuit, avec une vue sublime. On est en altitude, 1000 m environ. Un peu de chauffage pour passer une bonne nuit, on est d’accord ? Et bien ce ne sera pas possible, car notre chauffage/chauffe-eau Truma a décidé de nous abandonner. Que se passe-t-il ? Un message d’erreur, qui s’était déjà affiché auparavant, nous alerte. Mais on s’était dit, ce n’est rien, car à chaque fois ça re-fonctionnait. Mais pas cette fois… Heureusement, nous avions plaid et couverture, et la nuit s’est bien passée. C’est suite à cet épisode fâcheux que nous avons changé l’itinéraire de notre périple. Après les pays scandinaves, nous devions descendre par les Finlande, les pays Baltes, la Pologne, etc. Cependant, sans chauffage et surtout sans eau chaude, impossible de traverser ces pays en plein automne. 

Nous prenons la décision de prendre la route direction la chaleur et le soleil. Puis un rendez-vous de réparation sera pris à la fin du voyage. Pour information, le système de chauffage Truma a été changé en intégralité. 

Les vidanges imprévues et la galère linguistique en Suède

Si nous pensions ne faire aucune vidange durant le voyage, la réalité en a décidé autrement. Entre routes montagneuses, longs trajets et huiles fatiguées, nous avons dû effectuer plus de vidanges que prévu. Le voyant moteur qui s’allume, en pleine traversée du pont de l’Øresund, on ne l’aime pas trop… D’autant plus que nous ne sommes qu’à 9 000 km au compteur, alors cela nous étonne de faire une vidange. Cependant, on préfère faire réparer que de casser le moteur. Bref, l’anecdote la plus mémorable ? Après avoir déniché un garage, on trouve un mécanicien qui ne parle pas français (ça, c’est évident) mais pas très bien anglais non plus. Entre gestes et applications de traduction, l’échange a été aussi folklorique qu’efficace ! On a réussi à se faire comprendre, car ce dernier nous a organisé un face-time avec sa patronne anglophone pour l’explication de notre problème. Nous avons laissé notre Mochi entre les mains de ce mécano suédois. Et on en a profité pour prendre un train et visiter Malmö.

À notre retour, le véhicule était nickel ! La vidange était faite, mais le portefeuille plus léger. On aura remercié notre gentil Suédois par quelques bonbons et douceurs.

Spoiler : le voyant huile moteur s’est rallumé en Italie, en octobre. Nous avons fait de nouveau une vidange, mais cette fois-ci, à notre retour en France.

Et nos autres galères en camping-car ! Car oui, ce n’est pas fini…

Comme tout camping-cariste le sait, les petites réparations font partie du voyage : un volet qui coince, des cliquets de fenêtres à changer, une vis récalcitrante ici et là… Rien de dramatique, mais assez pour ne pas être serein. Notre souci principal de ces petites galères a été de ne plus avoir de caméra de recul. Elle nous a lâchés tout simplement. Pas évident quand on veut se garer … La caméra de recul est quand même bien pratique ! Nous l’avons faite changer à notre retour en France. Avec en prime, une réparation de la porte, d’un cliquet de fenêtre et d’un changement de caisson de volet/moustiquaire. Rien que ça ! 

Et ce n’est pas fini ! Vous en voulez encore ? Comme nous partions pour un long voyage, nous avons opté pour un système de filtration d’eau particulier : le Tank O3. C’est un dispositif qui se place dans la cuve d’eau propre et qui rend l’eau potable. Cela empêche la croissance des bactéries, germes, virus, et champignons. De plus, cela évite le biofilm gras qui se forme sur les parois de la cuve.

Sur le papier, cela semble révolutionnaire. Cependant, nous avons eu de l’eau très calcaire en Espagne et cela a simplement détruit ce petit matériel… Même en étant rigoureux sur le nettoyage, le système n’a pas résisté. Et comme nous sommes entêtés, on a acheté un nouveau Tank O3 à notre retour en France. Et, encore une fois, avec la même rigueur de nettoyage, le Tank O3 n’a pas résisté. 

Apparemment, la tête d’électrolyse et la cellule qui produisent l’ozone sont très sensibles au minéraux contenus dans l’eau. Du coup, il faut être plus que rigoureux sur le nettoyage. Il faudrait nettoyer tous les 2 jours en cas d’eau très calcaire. Et comme souvent les cuves sont difficiles d’accès, le nettoyage est espacé dans le temps. Nous avons continué le voyage en mettant des gouttes d’ions d’argent et en filtrant notre eau au robinet avec un système Doulton.

Dites-moi, si vous avez aussi, propriétaire de camping-car ou van, vous avez tous ces petits embêtements. 

Une dernière pour la route ?

Cette galère en camping-car est survenue récemment, à la fin de nos vacances d’été. Après deux semaines de soleil, nous passons notre première nuit sous la pluie. Quelle surprise le matin en découvrant le côté passager humide et des gouttelettes d’eau au sol. On remonte les traces d’humidité et là, on s’aperçoit qu’une infiltration arrive du skyroof. C’est la fenêtre de toit du camping-car. On se doutait que quelque chose n’allait pas, car sur autoroute, ça sifflait en haut. Du coup, l’air passait, et maintenant l’eau de pluie aussi… La réparation vient d’être réalisée, mais nous sommes en attente de la prise en charge par la garantie. 

En discutant de nos galères avec les concessionnaires, ils avouent qu’il est rare d’en avoir autant. Les camping-cars restent des véhicules fragiles, mais comme ils disent : « Vous, vous cumulé les galères ! » Est-on sur une mauvaise série de véhicule, un assemblage à la va-vite suite à des grosses commandes post-covid, ou de la poisse tout simplement ? On penche pour un assemblage trop rapide, car en discutant avec des acheteurs sur les années 2022-2023, les soucis s’enchaînent également.

Pour conclure, je pense que nous avons joué de malchances avec notre camping-car. Aujourd’hui, toutes les réparations ont été faites, en partie grâce à la garantie du véhicule. Notre Mochi est plus neuf que neuf ! Ces galères, sur le moment pénibles, font aujourd’hui partie des souvenirs de notre périple. Elles nous ont appris la patience et la débrouillardise

Je ne dirais pas que ces galères donnent un plus à la richesse de notre voyage, car ces dernières nous ont beaucoup miné le moral. Ce n’est que du matériel, certes, mais ça engendre du souci, surtout quand on voyage en famille, avec des petits. En couple, sans enfants, on aurait géré et pris sur nous. Mais là, nous souhaitions que nos enfants aient un minimum de confort

Encore une fois, tout ceci n’est que matériel et notre voyage s’est déroulé dans l’ensemble sans encombre : pas de pneu crevé, pas d’accrochage, pas d’amendes, pas de vérification de papiers du véhicule, pas de vols et d’infraction. Ce qui est positif ! 

Si tu as aimé mon article ou que tu as des questions, n’hésite pas à écrire dans les commentaires. 

À bientôt !

4 commentaires

  • Joëlle NARDINI

    Sans minimiser la portée de ces emm…….. et son lot d’énervements, ne serait-ce pas tous ces sublimes souvenirs, paysages, rencontres, rires, balades, surprises, etc… qui priment ?

    D’ailleurs, spontanément, que retenez-vous avant tout et en priorité de vos voyages ? 😉😘

    • Leslie

      Coucou toi ! Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire. Et ma réponse est : bien évidemment ! On accuse toujours le coup sur le moment (c’est humain…) et on reprend du poil de la bête ! Et puis, avoir une galère au milieu de la Norvège, une vue sur un glacier, c’est dérisoire face à la beauté que l’on a devant les yeux. Et on était en bonne compagnie, en plus 😉
      Pour répondre à ta question très pertinente, ce que l’on retient ce sont des moments précieux passés en famille, des découvertes au fil de la route et les rencontres avec les voyageurs. C’est un mélange de tout ça. Il faut le vivre pour le comprendre. C’est plus qu’une quinzaine de jours en vacances. On a créer un lien fort entre nous. J’espère que les enfants retiendront surtout ça.
      Merci encore ma Joëlle. Je t’embrasse.
      A très vite, j’espère.

  • Nos reves de bohème

    Bonsoir,

    Comme tu m’en avais invité je suis venu visiter ton blog.
    J’espère que cette succession de pannes ne vois a pas empêché de profiter des paysages, de la tranquilité des grans espaces. L’émerveillement guette à chaque virages.
    Concernat votre camping car, nous avons deux connaissances qui eux aussi avaient des camping-car neuf et avecune succession de problèmes, dont aussi le chauffage.
    Nous sommes bien plus tranquille concernant l’habitacle avec notre fourgon aménagé d’occasion qui à bientôt 20 ans. Un chauffage webasto et l’eau chaude au gpl.
    Je ne sais si tu as vu sur mon blog, j’ai ecrit plusiers livres dont un qui parle de ce voyage à velo aux deux extrêmes de l’Europe.
    Je vous souhaite encore de beaux voyages un peu plus tranquille.
    Je ne sais si tu as vu, moi aussi j’ecris tu trouve toutes les infos sur mon blog.

    • Leslie

      Bonjour, et bienvenue ! Merci infiniment pour ton commentaire et ton coup d’œil à mon blog. Ces galères ne nous ont pas empêchés de profiter à fond de notre voyage. Nous avons appris à relativiser, à prendre de la distance et a être reconnaissant du positif mis sur notre chemin. Et puis, cela ne reste que du matériel. En effet, les derniers camping-cars neufs semblent être de moindre qualité. J’ai échangé avec une famille qui a eu des galères d’ouvrants et d’infiltration également. On pense que les constructions se sont faites trop rapidement et avec des négligences suite aux grosses commandes post Covid. C’est notre théorie. De notre côté, on pensait qu’en partant avec du neuf, on n’aurait aucune galère… erreur ! 😉 Cela nous intéresse le voyage à vélo, c’est une belle aventure ! Je te souhaite également de très beaux voyages. A très bientôt !

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